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Paris
la nuit
du métro
Serge
Tomé
Ce n'est pas un haïku. Mais il en utilise
certaines techniques.
Je dois dire tout d'abord que je l'ai écrit
en arrivant un soir à Paris, sur la ligne RER C vers le Pont de
l'Alma. Je ne me suis pas aperçu tout de suite en sortant des tunnels
que la nuit était tombée. Cela m'est venu instinctivement
à l'esprit.
L1 et L2 forment une formule "Paris la
nuit" utilisée dans les prospectus touristiques. La séparation
en deux phrases permet de réutiliser L2 dans la liaison L2-L3 qui
est une image poétique (figure interdite dans le haïku).
L1-L2 et L2-L3 sont des phrases emboitées,
avec L2 comme articulation. Elle joue aussi au niveau sémantique
car elle sépare deux images :
- L1-L2 : le plaisir, la nuit ouverte, le ciel
- L2-L3 : la nuit souterraine, mécanique
Ce n'est pas un haïku car
- il ne s'agence pas en court-long-court
- il utilise une image poétique (L2-L3)
- c'est une phrase repliée
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