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Le point de départ de l'écriture d'un haïku est l'étonnement, le moment de surprise. Il doit alors être écrit immédiatement, "sur le motif" pour garder sa fraicheur.
Cette conception est cependant discutée au Japon :
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Voici l'opinion de Soha Hatano (1923 ~ 1990 ?) :
"Mes haïkus ne se fondent pas sur une babiole telle que l'émotion. Quand je produis un haïku, les mots me viennent au moment même où je vois les choses. Je n'attends ni émotion, ni surprise.
Le haïku est comme le sport. Un concurrent ne pense à rien pendant le match. Son corps exercé y marche inconsciemment. De la même façon, les haïkistes doivent exercer leurs cerveaux pour que
les mots puissent toujours être prêts. Si on attend de l'émotion, les mots s"évaporeront"
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Il faut oublier ses a priori sur les objets et situations, regarder les choses comme un enfant.
Il faut décrire des choses simples, avec des mots simples et dans un style simple.
Quelques erreurs typiques :
- faire une description simple mais vidée d''émotion
- trop de religiosité ou d'intellectualisme (notions trop complexes, termes rares)
- faire une description narrative (prose)
- expliquer tout sans laisser le lecteur découvrir ou imaginer
- utiliser des métaphores
- utiliser un langage obscur demandant trop de réflexion pour en saisir le sens.
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